Bande-Annonce
Revue de presse
Il faut prendre le temps d'aller voir ce cinéma qui n'a pas peur d'affirmer sa différence.
Les Harmonies Werckmeister en impose par sa beauté, et aussitôt fait place à chacun, pour habiter cet espace paradoxal, puisque à la fois tragique et complexe. La raison en est très simplement donnée dans la scène d'ouverture, ballet guilleret et programme philosophique indépassable. Au bistrot, sous l'influence inspirée du poète, les hommes sont – littéralement – l'univers. A eux revient d'en danser les éclipses – et le rayonnement.
Ces Harmonies Werckmeister, chargées parfois de symboles un peu démonstratifs, n'atteignent pas la splendeur décadente du Tango de Satan (...). Mais Béla Tarr aura été là pour saisir ce lent moment de basculement en offrant dans le même temps, à travers ses images de recueillement profane, un peu de paix.
