Synopsis
L’expansif Maxime, dirige d’une main de fer sa lutherie avec son ami de toujours, Stéphane, un maître artisan assez solitaire. Un jour, le riche propriétaire tombe follement amoureux d’une violoniste, Camille. Mais alors qu’ils sont sur le point d’emménager ensemble, contre toute attente, Stéphane sort de sa tanière et décide de séduire la jeune femme, au grand dam de son meilleur ami.
Extrait
Revue de presse
Après la parenthèse de Quelques jours avec moi (1988) qui relevait de la comédie grinçante, Claude Sautet retrouvait les scénaristes Jacques Fieschi et Jérôme Tonnerre, pour revenir à une histoire d’amour et d’amitié renouant en partie avec les thèmes de ses films des années 1970.
Maxime, bon communicant, tout en étant très sérieux, inspire entière confiance à une clientèle particulière et très exigeante. Il forme un binôme parfait avec Stéphane, silencieux, solitaire et mystérieux . L’entente est parfaite jusqu’à ce que Maxime présente sa nouvelle petite amie Camille (Emmanuelle Béart) à Stéphane.
Cette dernière, violoniste professionnelle très talentueuse, va très vite être intriguée par le comportement distant de Stéphane.
JPEG - 538.1 kio
© StudioCanal
Sautet, qui filmait la ville comme personne, alterne les ambiances, entre d’un côté le calme feutré des ateliers de lutherie et des studios d’enregistrement, et de l’autre le grouillement bruyant des rues parisiennes et de ses bistrots et restaurants, dans lesquels s’échangeront les rares confidences des trois protagonistes.
Film de la retenue et du non-dit extrêmement délicat autour d’un homme qui ne parvient pas à exprimer ses sentiments ou si peu, Un cœur en hiver est porté par une excellente distribution : la classe pour André Dussollier, la fragilité pour Emmanuelle Béart et le mystère pour Daniel Auteuil, qui confirmait un incroyable changement vers des rôles dramatiques entamé avec le diptyque Jean de Florette et Manon des Sources de Claude Berri (1986).
